Introduction
Tout au long de l’histoire, les juifs ont été accusés d’exploiter économiquement
les communautés de non-juifs du monde entier. De fait, aucun autre groupe humain
n’a été purement et simplement expulsé de tant d’endroits dans le monde que les
juifs. La méthode et les accusations sont bien connues : monopole, usure, « méthodes
impitoyables », vente de denrées de mauvaise qualité, banqueroutes répétées, etc.
Toutes ces accusations semblent précéder les ordres d’expulsion et font l’objet de
dénégations acharnées à la fois de ceux qu'elles visent et des écrivains juifs de
l’histoire.
Mais ce n’est pas la seule accusation que l’on porte contre les juifs : on a prouvé
que les juifs étaient impliqués dans le plus grand crime jamais entrepris contre une
race humaine entière, un crime contre l’humanité : l’holocauste des Noirs africains.
Ils ont pris part à la duperie qui a permis la déportation de millions de Noirs africains
réduits à une misérable vie d’esclavage dans des conditions inhumaines, et en ont tiré
un bénéfice financier. Les peuples du monde sentent encore les effets de cette
indicible tragédie.
La preuve irréfutable que les principaux pères fondateurs juifs américains ont
profité des Noirs africains capturés plus que n’importe quel autre groupe national ou
religieux et qu'ils ont participé à toutes les étapes de la traite des Noirs se trouve dans
les archives juives. C'est en s’emparant des Noirs africains sur la base exclusive de la
couleur de la peau que les juifs, comme la plupart des grands coloniaux blancs, ont
acquis leur immense fortune, alors que le concept même de couleur de peau était
inconnu de Moïse. Les sources juives, qui sont compilées ici pour la première fois,
révèlent le degré d’implication des juifs dans l’esclavage des Noirs de façon on ne
peut plus éloquente.
Jusqu'à présent, les faits dévoilés ici n’étaient connus que de peu de gens.
Beaucoup de gens ont toujours pensé que les relations entre les Noirs et les juifs
étaient placées sous le signe de l’amitié, du soutien réciproque et que ces deux
peuples souffrants étaient alliés pour vaincre la haine et l’intolérance. Mais la réalité
est radicalement différente : notre étude est centrée sur l’histoire cachée des Noirs et
des juifs telle que la raconte l’histoire écrite par les juifs. Le rabbin Henri Cohen,
auteur du livre Justice, justice, a ce passage éloquent :
« [L]a comparaison de la terreur nazie et du trafic d’esclaves américain
donne des résultats plus étonnants qu'on ne pense. Au cours de leur voyage
du centre de l’Afrique à l’Amérique du Sud, un tiers des Nègres mourait
avant d’arriver à la côte africaine et un autre tiers mourait dans les prisons
étouffantes des bateaux. Une fois arrivées, ls familles étaient
volontairement séparées ; les maris, les femmes et les enfants étaient
dispersés de force. Est-il besoin de rappeler les wagons à bestiaux en route
pour Auschwitz ou les enfants brutalement arrachés aux bras de leur
mère ? »
Roberta Strauss Feuerlicht, dans son livre Le sort des juifs. Un peuple déchiré
entre le pouvoir d’Israël et la morale juive (The Fate of the Jews: A People Torn
Between Israeli Power and Jewish Ethics), examine objectivement le véritable
développement de son peuple en Occident :
« Selon toute vraisemblance, beaucoup de juifs [du Sud des États-Unis]
n’auraient jamais acquis un statut social, politique, économique et
intellectuel aussi élevé, s’il n’y avait pas eu les esclaves, maintenus dans une
condition inférieure et misérable. Il est ironique que les distinctions
conférées à des juifs, comme Judah P. Benjamin, aient été fondées sur les
souffrances des esclaves noirs qu'ils vendaient et achetaient sans
scrupules. »
Ce sont ces relations, en partie mal connues, qu'il faut analyser complètement.
Il est grand temps de rouvrir le dossier pour étudier les relations secrètes entre les
Noirs et les juifs, mal comprises et cachées.
A propos des sources Les renseignements contenus dans ce livre proviennent essentiellement de sources juives. On s’est efforcé de choisir les auteurs juifs les plus reconnus, qui publient dans des revues historiques scientifiques ou des maisons d’édition juives réputées. On a exclu bon nombre de données qui renforçaient les thèses présentées ici parce qu'elles provenaient d’auteurs considérés comme antisémites ou antijuifs.