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Décryptage, sans tapage, ni rage .

ROGER GARAUDY - LES MYTHES FONDATEURS DE LA POLITIQUE ISRAÉLIENNE

Publié par $ax sur 23 Août 2012, 01:49am

Catégories : #Littérature

POURQUOI CE LIVRE ?

Les intégrismes, générateurs de violences et de guerres, sont une maladie mortelle de

notre temps.

Ce livre fait partie d'une trilogie que j'ai consacrée à les combattre :

Grandeur et décadence de l'Islam, dans lequel je dénonce l'épicentre de l'intégrisme

musulman : l'Arabie Saoudite. J'y ai désigné le Roi Fahd, complice de l'invasion

américaine au Moyen-Orient, comme "prostituée politique", qui fait de l'islamisme

une maladie de l'Islam.

Deux ouvrages consacrés à l'intégrisme catholique romain qui, tout en prétendant

"défendre la vie", disserte sur l'embryon, mais se tait lorsque 13 millions et demi

d'enfants meurent chaque année de malnutrition et de faim, victimes du "monothéisme

du marché" imposé par la domination américaine. Ces ouvrages s’intitulent : Avonsnous

besoin de Dieu ? et Vers une guerre de religion ? (contre le monothéisme du

marché).

Le troisième volet du triptyque: Les Mythes fondateurs de la politique israélienne,

dénonce l'hérésie du sionisme politique qui consiste à substituer au Dieu d'Israël l'Etat

d'Israël, porte-avions nucléaire et insubmersible des provisoires maîtres du monde:

Les Etats-Unis, qui entendent s'approprier les pétroles du Moyen-Orient, nerf de la

croissance à l'occidentale. (Modèle de "croissance" qui, par le truchement du F.M.I.,

coûte au Tiers Monde l'équivalent en morts d'un Hiroshima tous les deux jours).

Depuis Lord Balfour, déclarant, lorsqu'il livrait aux sionistes un pays qui ne lui

appartenait pas : "Peu importe le système mis en oeuvre pour que nous conservions le

pétrole du Moyen-Orient. Il est essentiel que ce pétrole demeure accessible." (Kimhe

John, Palestine et Israël, Ed. Albin Michel, 1973, p. 27), jusqu'au secrétaire d'Etat

américain, Cordell Hull : "Il faut bien comprendre que le pétrole d'Arabie Saoudite

constitue l'un des plus puissants leviers du monde" (ibidem, p. 240), une même

politique assigne la même mission aux dirigeants sionistes israéliens, celle qu'a

définie Joseph Luns, ancien secrétaire général de l'O.T.A.N. : "Israël a été le

mercenaire le moins coûteux de notre époque moderne." (Nadav Shragaï, Haaretz du

13 mars 1992).

Un mercenaire pourtant bien payé puisque, par exemple, de 1951 à 1959, deux

millions d'Israéliens ont reçu, par tête, cent fois plus que deux milliards d'habitants du

Tiers Monde; et surtout mercenaire bien protégé: de 1972 à 1996, les Etats-Unis ont

opposé trente fois leur veto, aux Nations Unies, à toute condamnation d'Israël, alors

que ses dirigeants appliquaient leur programme de désintégration de tous les Etats du

Moyen-Orient, programme exposé par la revue Kivounim (Orientations) , février

1982, p. 50 à 59, à l'époque de l'invasion du Liban. Cette politique repose, grâce à

l'appui inconditionnel des Etats-Unis, sur l'idée que la loi internationale est un

"chiffon de papier" (Ben Gourion), et que par exemple, les résolutions 242 et 338 des

Nations Unies, qui exigent qu'Israël se retire de la Cisjordanie et du Golan, sont

destinées à rester lettre morte, de même que la condamnation unanime de l'annexion

de Jérusalem, que même les Etats-Unis votèrent, mais en excluant toute sanction.

Une politique aussi inavouable en son fond exige le camouflage que mon livre a pour

objet de dévoiler.

D'abord, une prétendue justification "théologique" des agressions par une lecture

intégriste des textes révélés, transformant le mythe en histoire : le grandiose symbole

de la soumission inconditionnelle d'Abraham à la volonté de Dieu, et sa bénédiction

de "toutes les familles de la terre", transformé en son contraire tribal : la terre

conquise devenant "terre promise", comme chez tous les peuples du Moyen-Orient, de

la Mésopotamie aux Hittites et à l'Egypte.

Il en est de même pour l'Exode, cet éternel symbole de la libération des peuples contre

l'oppression et la tyrannie, invoqué aussi bien par le Coran (XLIV, 31-32) que par les

actuels "théologiens de la libération". Alors qu'il s'adresse à tous les peuples fidèles à

la volonté d'un Dieu Universel, il devient un miracle unique, et le privilège qu'aurait

accordé un Dieu partiel et partial à un peuple élu, comme dans toutes les religions

tribales et tous les nationalismes, qui prétendent être le peuple élu dont la mission

serait d'accomplir la volonté de Dieu: Gesta Dei pert Francos, pour les Français, Gott

mit uns, pour les Allemands, Faire Christ Roi, pour Franco, In God We Trust,

blasphème inscrit sur chaque dollar, dieu tout puissant du monothéisme de l'argent et

du marché.

Et puis une mythologie plus moderne: celle de l'Etat d'Israël qui serait "la réponse de

Dieu à l'Holocauste", comme si Israël était le seul refuge des victimes de la barbarie

de Hitler, alors qu'Itzhak Shamir lui-même (qui offrait son alliance à Hitler jusqu'à

son arrestation par les Anglais, pour collaboration avec l'ennemi et terrorisme) écrit:

"Contrairement à l'opinion commune, la plupart des immigrants israéliens n'étaient

pas les restes survivants de l'Holocauste, mais des Juifs de pays arabes, indigènes à la

région." (Itzhak Shamir, Looking Back,Looking Ahead, 1987, p. 574).

Il fallait donc gonfler les chiffres des victimes. Par exemple, la plaque

commémorative du monument d'Auschwitz disait, en dix-neuf langues, jusqu'en

1994 : quatre millions de victimes. Les nouvelles plaques proclament aujourd’hui :

"environ un million et demi". Il fallait faire croire, avec le mythe des six millions, que

l'humanité avait assisté là "au plus grand génocide de l'histoire", en oubliant 60

millions d'indiens d'Amérique, cent millions de Noirs (10 tués pour un captif),

oubliant même Hiroshima et Nagasaki, et les cinquante millions de morts de cette

deuxième guerre mondiale, dont 17 millions de slaves, comme si l'hitlérisme n'avait

été qu'un vaste pogrom et non pas un crime contre l'humanité entière. Serait-on

antisémite pour dire que les Juifs ont été très durement frappés, mais qu'ils ne furent

pas les seuls, sous prétexte que la télévision ne parle que de ces victimes mais pas des

autres ?

En outre, pour compléter le camouflage, il fallait, par un nom théologique :

"Holocauste", donner un caractère sacrificiel à ces massacres réels, et les insérer en

quelque sorte dans le plan divin, comme par exemple la crucifixion de Jésus.

Notre livre n'a d'autre objet que de dénoncer ce camouflage idéologique d'une

politique, pour empêcher qu'on la confonde avec la grande tradition des prophètes

d'Israël. Avec mon ami Bernard Lecache, fondateur de la L.I.C.A. (devenue la

L.I.C.R.A.) déporté dans le même camp de concentration que moi, nous apprenions,

en des cours du soir, à nos compagnons, la grandeur, l'universalisme, et la puissance

libératrice de ces prophètes juifs.

A ce message prophétique, je n'ai jamais cessé d'être fidèle, même lorsqu'après 35 ans

de militantisme au Parti communiste, et membre de son Bureau politique, j'en étais

exclu, en 1970, pour avoir dit, dés 1968 : "L'Union soviétique n'est pas un pays

socialiste". Comme je dis aujourd’hui : La théologie de la domination de la Curie

romaine n'est pas fidèle au Christ, l'Islamisme trahit l'Islam, et le sionisme politique

est aux antipodes du grand prophétisme juif.

Déjà, lorsqu'au temps de la guerre du Liban, en 1982, avec le Père Lelong, le Pasteur

Matthiot, et Jacques Fauvet, nous étions traduits en justice par la L.I.C.R.A. pour

avoir montré, dans Le Monde du 17 juin 1982, avec la bienveillance de son directeur,

que l'invasion du Liban était dans la logique du sionisme politique, le tribunal de Paris

par jugement du 24 mars 1983, confirmé en appel, puis définitivement par la Cour de

Cassation, "considérant qu'il s'agit de la critique licite de la politique d'un Etat et de

l'idéologie qui l'inspire, et non de provocation raciale... la déboute [la L.I.C.R.A.] de

toutes ses demandes, et la condamne aux dépens."

Le présent livre est strictement fidèle à notre critique politique et idéologique d'alors,

même si la loi scélérate du "communiste" Gayssot a voulu renforcer, depuis lors, la

répression contre la liberté d'expression en faisant du jugement de Nuremberg le

critère de la vérité historique et en instituant un "délit d'opinion". Ce projet de loi fut

combattu à l'Assemblée Nationale d'alors par l'actuel ministre de la Justice.

Nous pensons apporter une contribution à la lutte pour une paix véritable, fondée sur

le respect de la vérité et de la loi internationale.

Courageusement, en Israël même, des Juifs fidèles à leurs prophètes, de "nouveaux

historiens" de l'Université hébraïque de Jérusalem, et les partisans israéliens d'une

paix juste, après la révélation de leur malfaisance, pour l'Etat d'Israël lui-même, et

pour la paix du monde, s'interrogent sur les "mythes" du sionisme politique qui ont

conduit aux assassinats commis par Baruch Goldstein à Hébron, et par Ygal Amir

contre le Premier ministre Ytzhak Rabin.

La vérité est en marche, et rien ne l'arrêtera.

Le terrorisme intellectuel d'un "lobby" déjà dénoncé par le Général de Gaulle pour

"son influence excessive sur l'information" m'a conduit, en France, à procéder à une

pré-publication de ce texte dans un numéro spécial hors commerce, réservé aux

abonnés, d'une revue. Ce fait, expression de la situation en France, semble avoir

beaucoup plus retenu l'attention des commentateurs que le contenu de mon texte.

Je le publie donc aujourd'hui moi-même, sous ma seule responsabilité, sous forme de

Samizdat, au sens strict de ce terme qui signifie en russe : "édité par soi-même"

Ce livre est déjà traduit et en cours de publication aux États-Unis, en Italie, au Liban,

en Turquie, au Brésil. Il est en cours de traduction en allemand et en russe.

Le texte français est accessible sur le réseau télématique Internet.

Contre les mythologies dévoyées, ce sera une nouvelle contribution à l'histoire

critique du monde contemporain.

Après avoir, pendant plus d'un demi-siècle, publié mes ouvrages chez les plus grands éditeurs français, je suis contraint d'éditer aujourd'hui en samizdat, à compte d'auteur, cette anthologie de l'hérésie sioniste, parce que j'ai, depuis 1982, violé un tabou: la critique de la politique israélienne, défendue désormais par la loi scélérate Gayssot-Fabius du 13 juillet 1990, qui restaure en France le délit d'opinion du Second Empire, en suppléant par une loi répressive à la carence des arguments. C'est pourquoi les libraires qui entendent continuer à faire leur métier doivent passer leurs commandes à la Librairie du Savoir, Librairie Roumaine de Paris, qui a accepté le dépôt de ce samizdat comme elle le faisait au temps de Ceaucescu où régnait déjà - mais ailleurs qu'en France - la pensée unique et le terrorisme intellectuel. R.G.

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