Chacun se souvient de la catastrophe qui s’est produite dans la « Zone chimique
Toulouse-sud » le 21/9/01, vers 10 H 17 : une trentaine de morts, des milliers de blessés, des
dégâts matériels colossaux. Trois ans après, ni les circonstances de la catastrophe, ni les
responsabilités afférentes, ne sont établies. La durée de l’instruction judiciaire, sans cesse
prolongée, contraste avec la précipitation initiale de Michel Bréard, procureur de la
République à Toulouse, qui dés le 24 septembre déclarait en conférence de presse (Le Monde,
28/9/01) : « Il y a 90 % de chances pour que ce soit un accident dû au fait que le stock de
nitrate d’ammonium aurait été le siège d’un processus physique engagé depuis quatre-vingt
ans, un processus long, complexe, qui a dû s’accélérer dans les jours qui ont précédé
l’explosion ».