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Décryptage, sans tapage, ni rage .

ROBERT FAURISSON - Réponse à Jean-Claude Pressac

Publié par Sax sur 26 Août 2012, 14:28pm

Catégories : #histoire

AVERTISSEMENT

Le livre de Jean-Claude Pressac, Les Crématoires d'Auschwitz. La Machinerie du

meurtre de masse, auquel répond le présent ouvrage, tombe indiscutablement sous le

coup de la loi Fabius-Gayssot telle que la reproduit le code pénal et, surtout, telle

qu'elle se trouve appliquée par les magistrats de la XVIIe chambre correctionnelle et

ceux de la XIe chambre de la cour d'appel de Paris (ainsi que par les magistrats de

Caen, de Fontainebleau, d'Amiens, de Nice, etc.), qui vont jusqu'à réprimer, sans que

la loi leur en fasse une obligation, les moindres sous-entendus, arrière-pensées ou

tendances dénotant la possibilité d'existence d'une hérésie révisionniste irrespectueuse

des dogmes édictés, en 1945-1946, par les juges de Nuremberg. A elle seule, la brève

introduction de Pressac (p. 1-2) contient quatre motifs de condamnation. L'auteur y

affirme ou y laisse entendre qu'au procès de Nuremberg les juges se sont passés

d'« informations techniques indiscutables sur la machinerie du meurtre de masse » ;

qu'ils n'avaient qu'une « connaissance à peine suffisante » des faits ; que la

reconstitution historique à laquelle ils se sont livrés sur le chapitre du génocide et des

chambres à gaz homicides n'était pas « affranchie des témoignages oraux ou écrits,

toujours faillibles » et que, pour ne prendre que cet exemple, la date qu'ils ont

assignée au « démarrage de la phase industrielle de la « Solution finale » » était si

gravement erronée qu'il faudrait aujourd'hui la repousser d'un an. Cent autres motifs

de condamnation pourraient être relevés dans les deux cents autres pages de son livre.

Les propos qu'il a tenus dans les médias ne font qu'aggraver son cas (voy., en

particulier, l'article de Laurent Greilsamer dans Le Monde des 26/27 septembre 1993).

Si Pressac échappe à toute poursuite judiciaire sur le fondement de la loi Fabius-

Gayssot ou de telle autre loi, il devra en être de même pour ceux qui lui répondent en

se plaçant sur le même plan que lui. En revanche, si ces derniers devaient être

poursuivis, Pressac, lui aussi, indépendamment de toute prescription extinctive, aurait

à comparaître à la barre de la XVIIe chambre du tribunal correctionnel de Paris en

compagnie des responsables du CNRS qui ont publié son ouvrage.

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