AVERTISSEMENT
Le livre de Jean-Claude Pressac, Les Crématoires d'Auschwitz. La Machinerie du
meurtre de masse, auquel répond le présent ouvrage, tombe indiscutablement sous le
coup de la loi Fabius-Gayssot telle que la reproduit le code pénal et, surtout, telle
qu'elle se trouve appliquée par les magistrats de la XVIIe chambre correctionnelle et
ceux de la XIe chambre de la cour d'appel de Paris (ainsi que par les magistrats de
Caen, de Fontainebleau, d'Amiens, de Nice, etc.), qui vont jusqu'à réprimer, sans que
la loi leur en fasse une obligation, les moindres sous-entendus, arrière-pensées ou
tendances dénotant la possibilité d'existence d'une hérésie révisionniste irrespectueuse
des dogmes édictés, en 1945-1946, par les juges de Nuremberg. A elle seule, la brève
introduction de Pressac (p. 1-2) contient quatre motifs de condamnation. L'auteur y
affirme ou y laisse entendre qu'au procès de Nuremberg les juges se sont passés
d'« informations techniques indiscutables sur la machinerie du meurtre de masse » ;
qu'ils n'avaient qu'une « connaissance à peine suffisante » des faits ; que la
reconstitution historique à laquelle ils se sont livrés sur le chapitre du génocide et des
chambres à gaz homicides n'était pas « affranchie des témoignages oraux ou écrits,
toujours faillibles » et que, pour ne prendre que cet exemple, la date qu'ils ont
assignée au « démarrage de la phase industrielle de la « Solution finale » » était si
gravement erronée qu'il faudrait aujourd'hui la repousser d'un an. Cent autres motifs
de condamnation pourraient être relevés dans les deux cents autres pages de son livre.
Les propos qu'il a tenus dans les médias ne font qu'aggraver son cas (voy., en
particulier, l'article de Laurent Greilsamer dans Le Monde des 26/27 septembre 1993).
Si Pressac échappe à toute poursuite judiciaire sur le fondement de la loi Fabius-
Gayssot ou de telle autre loi, il devra en être de même pour ceux qui lui répondent en
se plaçant sur le même plan que lui. En revanche, si ces derniers devaient être
poursuivis, Pressac, lui aussi, indépendamment de toute prescription extinctive, aurait
à comparaître à la barre de la XVIIe chambre du tribunal correctionnel de Paris en
compagnie des responsables du CNRS qui ont publié son ouvrage.