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Décryptage, sans tapage, ni rage .

Norberto Ceresole - LETTRE OUVERTE A MES AMIS IRANIENS

Publié par Sax sur 26 Août 2012, 01:06am

Catégories : #faits divers

AVANT-PROPOS

A la demande de quelques amis, j’ai improvisé ce

recueil de textes de et sur Norberto Ceresole, publié en

« samizdat », pour faire connaître aux lecteurs français la

pensée perspicace et courageuse de cet écrivain argentin

disparu en 2003. Traduite en russe, en arabe et en persan,

son oeuvre ne l’avait pas encore été en français. Pour

commencer, j’ai choisi deux textes courts, représentatifs de

sa pensée et de son action politiques : sa « Lettre ouverte à

mes amis iraniens » (1995) et l’un de ses derniers textes :

« A propos du Président Chávez : Un chemin erroné est

toujours un chemin sans retour » (2002-2003).

Je les ai fait suivre de quelques documents en

annexe, qui doivent être pris pour ce qu’ils sont : sa

biographie sur Wikipedia, la célèbre encyclopédie sur

internet, interactive et « politiquement correcte » (je précise

que je n’ai aucun lien avec cet article, ne l’ayant ni inspiré ni

écrit) et un article de jdl.org donnant le point de vue

« sioniste » sur les attentats juifs anti-juifs en Argentine.

Avec le moraliste colombien Nicolás Gómez Dávila

(1913-1994), Ceresole est certainement l’un des penseurs

les plus honnêtes de notre temps, et la chose intéressante

est qu’ils appartiennent tous les deux au monde hispanoaméricain.

Issu de la gauche, Ceresole a parcouru un long

chemin pour aboutir à ses conclusions politiques. Le virage

majeur a été sans nul doute sa découverte du révisionnisme.

Il est toutefois resté fidèle à ce qu’il était au départ : un

révolutionnaire, convaincu que la révolution est la

libération d’un peuple opprimé par une tyrannie.

En cela, il ressemble à tous les idéalistes sudaméricains,

nés dans le système républicain - dans ce

monde bouillonnant, conformiste, contradictoire et

artificiel de l’Amérique latine, si différent de l’Europe- créé

par Bolivar à l’image de la France révolutionnaire, et qui

trouvent cela naturel car, pour une raison ou une autre, ils

n’en voient pas l’origine judéo-gnostique et franc-maçonne.

La pseudo-libération des peuples par Bolivar n’a conduit

qu’à les soustraire de la protection des Rois chrétiens

d’Espagne trop lointains pour les placer sous la domination

d’une oligarchie méprisante, d’abord l’aristocratie créole

puis la ploutocratie franc-maçonne et sioniste aux ordres

des Etats-Unis d’Amérique.

Ceci explique pourquoi il n’existe pas, en Amérique

latine, de pensée politique monarchiste comme en France,

en Espagne et en Russie, même au Pérou où l’on a assisté,

ces dernières années, à la montée d’une opposition

nationaliste « indigéniste » de gauche (c'est-à-dire fasciste)

s’inspirant de l’héritage des Incas, mais en réalité contrôlée

par le pouvoir judéo-américain. Le marxisme et le

socialisme restent les seules doctrines de l’opposition au

« système officiel »., avec les stratagèmes démocratiques du

puissant et subtil Soros,.

Le paradoxe et l’originalité de Ceresole, c’est que

tout en restant fidèle à la Révolution (au sens peut-être

d’ « insurrection » comme l’entendait Bonald1), il méprise la

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1 « Dans une société en révolution, le défaut, ou, pour parler plus exactement, l’absence de pouvoir légitime, constitue tout homme qui en reconnaît l’autorité Ministre du pouvoir pour combattre l’erreur par ses écrits, et même la tyrannie par les armes, dès qu’il peut le faire avec probabilité de succès. C’était à tous de conserver la

gauche et la démagogie (« populisme ») et dénonce les vrais

tyrans, qui sont des tyrans historiques : les Juifs « éternels

assassins du Christ »2 et particulièrement les sionistes.

C’est que sa pensée et sa vie aventureuse ont été

guidés par des principes : l’amour de la patrie, le respect du

peuple, la défense des faibles, la recherche de la vérité et le

sens du sacrifice. Ces principes et ces vertus, auxquels il

faut rajouter la modestie, font partie du christianisme.

C’est pourquoi la vie de Norberto Ceresole semble

avoir été un cheminement non pas vers mais autour de la foi

chrétienne, une foi ignorée de lui-même, à l’image d’une

nappe phréatique cachée sous terre, à ses pieds, invisible,

d’où provient la source des pensées et des actions que

n’illumine pas encore la présence éclatante, rayonnante de

N.-S. Jésus-Christ .

Occulté soigneusement par les médias nationalistes

et catholiques français (à l’exception très limitée de Rivarol

qui publia en 2008 un entrefilet où apparaissait son nom à

propos de l’anti-sémitisme supposé du Président Hugo

Chávez) nul doute que le nom de Ceresole fera hurler les

chrétiens sionistes qui collaborent à la propagande judéoaméricaine,

jusque dans la Tradition catholique.

Son concept d’ « Intelligence stratégique », qu’il

souhaitait mettre au service du Vénézuela puis de l’Iran, est

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société, c’est à chacun à la rétablir. D’ailleurs, l’homme qui combat pour la vérité est défend par elle, et il a pour lui ce qu’il y a de plusfort au monde. Les partisans des bonnes et vieilles maximes remplissent donc les plus saint des devoirs en restant en insurrection permanente, au moins de pensées et d’actions privées, contre ce que les tyrans et leurs esclaves appellent la loi, et qui n’est autre chose que des opinions absurdes, ou atroces, qu’un petit nombre d’hommes pervers a imposées à un grand nombre d’hommes faibles ». Louis, vicomte de Bonald, Du pouvoir et du devoir dans la société.

2 St Augustin, La Cité de Dieu.

un concept dynamique tourné vers l’action à un niveau

global. C’est la connaissance générale de la situation sociopolitique

mondiale associée à un choix stratégique des

alliances. Le but : la défense de la patrie, et au-delà, la

défense des opprimés contre les tyrans :

« Pour moi il est absolument clair que la

récupération de la souveraineté et de la dignité

nationales de l’Argentine passent par la

destruction de la stratégie globale qui sert

uniquement les intérêts d’un Etat juif qui, chaque

jour qui passe, est plus ouvertement terroriste et

fondamentaliste (national-messianique) ». (Lettre

ouverte à mes amis iraniens).

Ce qui vaut pour l’Argentine vaut pour n’importe

quel pays, peuple ou nation et notamment pour la France,

où le combat pour la récupération de la souveraineté est

encore plus difficile car la nature physique, morale,

intellectuelle et sociale du peuple français a été

profondément modifiée et que son histoire révolutionnaire,

son État républicain et son oligarchie sont justement l’un

des principaux moteurs de cette « stratégie globale ».

Ceresole n’a pas choisi d’être un journaliste, un

universitaire ou un « agent d’influence » comme d’autres,

mais un stratège. Il s’est donc mis au service de toutes les

organisations politiques argentines ou étrangères, de tous

les Etats et des toutes les causes qui paraissaient poursuivre

le même objectif que lui : « la destruction de la stratégie

globale qui sert uniquement les intérêts d’un État juif

terroriste et national-messianique ».

Les déceptions qu’il a connues, comme avec le

président du Vénézuela Hugo Chávez, n’ont fait que le

rendre encore plus lucide :

« Chávez n’a jamais compris le sens de

mon combat. Dans les derniers temps, il a

empêché que cela puisse être répété face à face.

Pour autant, je recommencerai à le dire,

aujourd’hui publiquement, avec les paroles

d’Ernst Jünger : « Quand les êtres humains

combattent à des niveaux spirituels, ils

incorporent la mort à leur stratégie. Ils acquièrent

ainsi une sorte d’invulnérabilité ; de là ils ne sont

guère effrayés par le fait que l’ennemi puisse les

priver de leur corps… L’ennemi sent ceci à sa

manière obtuse, et de là sa colère terrible,

dévastatrice, dans les lieux où il rencontre l’esprit

authentique » (Radiations, Journal de la Deuxième

Guerre Mondiale, Vol. 1) ».3

Cette dimension eschatologique donne la mesure

véritable de ce qu’a été Norberto Ceresole, un honnête

homme qui a voulu mettre au service des autres et du bien

commun, son intelligence et son expérience.

Béthune (août 2008

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3 Norberto Ceresole : «A propos du Président Chávez : un chemin erroné est toujours un chemin sans retour

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