Overblog Tous les blogs
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Sax.overblog.com

Sax.overblog.com

Décryptage, sans tapage, ni rage .

Paul Rassinier - Les responsables de la 2eme guerre mondiale

Publié par $ax sur 23 Août 2012, 05:39am

Catégories : #histoire

DECLARATION D’INTENTION

« Je sauverais Juda, si j’étais Jésus-

Christ »

Victor Hugo (Les châtiments)

L’auteur de cet ouvrage a été un résistant de la première heure. Avec Georges

Bidault et deux autres grands honnêtes hommes, le regretté Henri Ribière qui fut

Secrétaire de l’Office national des Anciens Combattants et l’humble, mais courageux

et trop oublié commandant Lierre, il fut un des fondateurs du Mouvement

Libération-Nord. À ce titre, il fut arrêté par la Gestapo en 1943, déporté dans les

camps de concentration allemands où il passa dix-neuf mois. Il en est revenu invalide

de guerre à 100 % plus cinq degrés, dans l’impossibilité de reprendre son poste dans

l’enseignement. Titulaire de la médaille de vermeil de la Reconnaissance française et

de la médaille de la Résistance.

Il est aussi un socialiste. Secrétaire général de la Fédération socialiste du

Territoire de Belfort pendant une quinzaine d’années, il en a été le député à la

seconde Constituante. Dans le Parti socialiste, il appartenait à la tendance pacifiste de

Paul Faure, ce qui signifie qu’il était Munichois. Et ce qui explique que les thèses

qu’il soutient ne sont ni celles de la Résistance, ni celles du Parti socialiste actuel.

Pour beaucoup de gens, c’est un paradoxe.

Il n’est, en effet, pas facilement accessible que les atroces souffrances qui lui

ont été infligées dans les camps de concentration allemands ne retentissent pas sur les

spéculations intellectuelles d’un ancien déporté et n’infléchissent pas tous ses

raisonnements. En tout premier lieu, l’auteur doit donc dire qu’il est rentré de

déportation sans ressentiment contre les hommes. La loi du Talion (« oeil pour oeil,

dent pour dent... ») est une réaction de primaire, sinon de primitif, et il faut la

laisser aux adeptes attardés de l’Ancien Testament.

Combien plus séduisant est le pardon des offenses. L’extraordinaire fortune du

Nouveau Testament, tout aussi mythique et d’aussi peu de valeur historique que

l’Ancien, lui vient de ce qu’il a fait sa loi fondamentale de cette valeur morale

rationnelle qui a ouvert les portes de la fraternité à l’humanité et l’a sortie des

ornières de la vengeance et de la haine. Le jour où le pardon des offenses sera la loi

fondamentale de notre civilisation, à lui seul il fera toute sa noblesse et il faudra

rendre grâce au christianisme, si contestable sur tant d’autres points, de le lui avoir

apporté.

Qui ne voit déjà que, si l’on en faisait une application conforme, dès à présent,

on en déduirait que ce ne sont pas les hommes qu’il faut maudire, mais les

événements que, pauvres d’eux ! ils n’arrivent pas à maîtriser ? En l’occurrence la

guerre : c’était la guerre ! Plaignons ceux qui ne comprennent pas cette vérité

élémentaire. Laissons-les à leurs réactions d’hommes des cavernes et continuons à

aller de l’avant dans le sens de la fraternité humaine.

Il ne faudrait pas gratter très profondément l’écorce du socialisme pour

s’apercevoir qu’il est une doctrine relevant d’une philosophie bâtie sur cette toile de

fond. Et, si l’on sait que ce sont les Esséniens, à qui l’on doit l’esprit du Nouveau

Testament, qui ont fait les premiers essais, connus au monde, d’application pratique

de cette doctrine, on ne peut manquer de faire le rapprochement. Beaucoup de bons

esprits, d’ailleurs, l’ont fait qui ont prétendu que le Christ avait été « le premier

socialiste du monde ».

Le socialisme est, en effet, la doctrine par excellence de la fraternité humaine

et c’est par là que, la tirant de principes rationnels, il rejoint le Christianisme qui la

tire de ses mythes. Il ne reconnaît pas la division des hommes en classes sociales ou

en nations concurrentes : il la subit et veut l’abolir. Par la violence ? L’Anglais

Robert Owen (1771-1858), les Français Saint-Simon (1760-1835), Fourrier (1772-

1837), Louis Blanc (1811-1882) et tous ces socialistes de cette époque qu’on a, si

sottement, dit « utopistes » étaient des pacifiques. C’est Karl Marx, avec sa théorie

de la lutte des classes, de la prise du pouvoir sur les barricades et de la dictature

du prolétariat, qui a introduit la violence et la haine dans le Socialisme.

Sans doute, Karl Marx n’a-t-il bâti sa théorie qu’au niveau des classes sociales

et dans le dessein de lancer les classes pauvres à l’assaut des classes riches : la guerre

civile. Au nom du Socialisme, ses héritiers spirituels l’ont étendue aux nations riches

et aux nations pauvres : la guerre tout court.

Le Socialisme, pourtant, est étranger à tout cela, aussi bien dans sa philosophie

que dans sa doctrine et, en 1914, au prix de sa vie, nul n’a, mieux que Jean Jaurès,

fait la preuve qu’il était une doctrine non de lutte mais d’entente entre tous les

hommes et tous les peuples. Sur le moment, les socialistes ne l’ont pas suivi : ils sont

entrés dans la guerre. Mais, en 1917 (Kienthal et Zimmerwald) beaucoup d’entre eux

avaient pris conscience de leur indignité et, en 1919, en se prononçant contre le

Traité de Versailles, tous s’inscrivaient de nouveau dans sa foulée.

Dans cette foulée, l’auteur de cet ouvrage est resté.

Il n’a jamais compris et, très vraisemblablement, il ne comprendra jamais qu’à

vingt ans d’intervalle le Parti socialiste qui décrétait, en 1919, que le Traité de

Versailles « qui viole ouvertement le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, qui

multiplie les nouveaux risques de guerre, qui réduit en esclavage des nations entières,

qui s’accompagne enfin de mesures de violence contre tous les mouvements de

libération, non seulement en Russie et en Hongrie, mais dans tous les pays de

l’ancien Empire habsbourgeois, dans tout l’Ouest et en Allemagne, ne peut à aucun

titre recevoir un suffrage socialiste... qu’il doit subir, non pas seulement une révision

partielle... mais une transformation complète » ait pu décider en 1938, à son

Congrès de Royan, qu’il « saurait défendre l’indépendance nationale et

l’indépendance de toutes les nations couvertes par la signature de la France », c’est à-

dire le Traité de Versailles dans les termes mêmes où il avait été conçu et qui ne

pouvait, à l’époque, « recevoir à aucun titre, un suffrage socialiste ».

En 1938, alors que toutes les conditions étaient réunies pour la révision de ce

Traité qu’il réclamait en 1919 !

Il serait, d’ailleurs, beaucoup plus juste de dire que l’auteur n’a que trop bien

compris : en 1938, comme encore aujourd’hui, ainsi que le souligne Mme Brigitte

Gros dans L’Express2, les Francs-maçons (dont l’élément dynamique est constitué

par les Juifs) étaient en majorité au Comité directeur du Parti socialiste parce qu’ils

étaient en majorité dans le Parti. Et ce n’est qu’à la faveur de cette circonstance que

Léon Blum a pu faire prendre, par un Congrès, — à une faible majorité, il est vrai —

cette décision antisocialiste. Pour Léon Blum, il ne s’agissait plus de rechercher la

justice entre les nations mais d’abattre Hitler, en raison de sa politique raciale, c’est à-

dire d’une idéologie au surplus totalement étrangère au débat.

Encore aurait-on compris Léon Blum, s’il avait été établi qu’il n’y avait plus

aucune discussion possible avec Hitler. Mais, ce n’était pas le cas et, à ce sujet, il

n’est pas indifférent de souligner que le Congrès de Royan du Parti socialiste, où il

fit prendre cette décision, eut lieu en juin 1938 et qu’en septembre suivant la

conférence de Munich fit la preuve qu’il pouvait sortir des compromis très

acceptables des conversations qu’on voulait bien avoir avec lui.

Quelques jours après ce trop tristement célèbre Congrès de Royan du Parti

socialiste, une conférence internationale qui eut lieu à Évian du 6 au 15 juillet 1938,

avait fait la preuve qu’il était possible d’arriver à un compromis très acceptable avec

Hitler... même sur les Juifs !

Un des buts de cet ouvrage est de montrer que des possibilités de règlement

correct des problèmes européens en débat, par des négociations avec Hitler, ont

existé jusqu’au 3 septembre 1939 et de désigner, documents à l’appui, ceux qui ont

rendu ces négociations impossibles.

Mais il vise plus haut que les circonstances dans lesquelles ont été déclenchées

les hostilités et qui ne sont jamais, comme dans toutes les guerres, qu’un assemblage

mal ajusté de prétextes. Il faut prêter à son titre l’intention de mettre en cause toute

une politique et de la présenter sous un jour tout autre que celui sous lequel on

nous la présente depuis vingt ans. Il est, par exemple, impensable qu’on ne fasse plus

figurer le Traité de Versailles et ceux qui l’ont conçu au premier rang des

responsables de la seconde guerre mondiale : tout est venu de là, l’auteur le démontre

et l’on conçoit aisément qu’il ait voulu réparer cette omission, d’ailleurs préméditée.

L’affaire est bien orchestrée : on passe sous silence les faits gênants et il arrive qu’on

l’avoue ingénument. C’est ainsi que, dans le n° 188 d’octobre 1964 du Bulletin de la

Société des Professeurs d’histoire et de géographie de l’Enseignement public, un M.

René Rémond, professeur d’histoire contemporaine à la Sorbonne, présente, à

l’intention des étudiants d’agrégation, une bibliographie de la guerre de 1939-1945

(p. 100 sq.) et a le front d’ajouter « qu’elle n’est que l’expression d’un choix

personnel et d’une subjectivité ». Effectivement, on n’y trouve que ce qui est

favorable aux thèses officielles du moment.

Alors, disons-le franchement, ce n’est plus de l’histoire, c’est de la politique et

de la pire.

La règle d’or de l’histoire est l’objectivité, non la subjectivité, et il faut rompre

avec ces méthodes déshonorantes.

C’est ce que l’auteur a fait. Les documents sur lesquels s’appuie la thèse qu’il

soutient ne sont pas l’expression d’un choix : il a cité tous ceux qui se rattachent aux

responsabilités de la guerre et qui ont été jusqu’ici rendus publics.

Quoi qu’ils disent et sans en écarter aucun.

Ainsi cet ouvrage reflète-t-il l’état de la question.

P.R.

Ô toi historien, qui d’encre non menteuse Écris de notre temps l’histoire monstrueuse, Raconte à nos enfants tout ce malheur fatal, Afin qu’en te lisant ils pleurent notre mal Et qu’ils prennent exemple aux péchés de leurs pères De peur de tomber en de pareilles misères. Ronsard (Discours sur les misères de ce temps à la reine Catherine de Médicis) « Dans la détermination de la responsabilité, il n’existe point de domaine plus débattu que celui de la causalité ». Guy Raïssac, Secrétaire général de la Haute-Cour de Justice en 1944. (Un combat sans merci : l’Affaire Pétain-de Gaulle, p. 352.)

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :